Affichage des articles dont le libellé est caprice. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est caprice. Afficher tous les articles

30 sept. 2011

Les hommes souffrent-ils plus que les femmes lorsqu'ils tombent malades ?









Lorsqu’il est malade, Tonton Julot est à l’article de la mort. Tonton Julot vit le rhume comme le Christ a vécu son calvaire. En moins digne.

Au premier éternuement, le visage de Tonton se décompose.
Au second, il se met à renifler tristement, en refusant d'un revers de la main le mouchoir tendu par une main secourable au service d'une oreille qui n'en peut plus d'entendre ses reniflements.
Au troisième, il se met à parler d’une voix chevrotante et à errer à travers la maison, à peine vêtu de son jogging le plus laid, traînant avec lui un air de chien (a)battu, et accompagnant chaque pas d’un râle de douleur (« RrrAaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa …. » ).

Au quatrième, il se mouche (ben si, quand même).

A la menace du cinquième, il n’a plus d’énergie. Trop faible pour mettre sa petite cuillère au lave-vaisselle, sortir de son lit pour prendre une douche.

Ne surtout pas oser suggérer qu'il puisse préparer à manger pour micro-Julot ou changer la couche de nano-Julotte, sans cœur que nous sommes, alors qu'il peut à peine couper seul son steak haché.

Ne surtout pas oser suggérer qu'il puisse prendre un aspirine, un anti-rhume ou qu'il devrait peut être consulter médecin ou pharmacien.

Sans cœur que nous sommes !

Tandis que l'homme se meure, il préférera toujours privilégier les recettes que grand-môman Julot tient de son arrière grand-tante hongroise et qui ont prouvé leur efficacité depuis des générations de Julot. On citera au choix : sucer des citrons, boire de l'essence de thym, gober des huîtres, boire beaucoup d'eau, rester au fond du lit en gémissant de plus en plus fort, et Tati en oublie sûrement, mais reste à l'écoute de toute autre recette susceptible de combler le besoin de Tonton Julot de faire semblant de se soigner tout en préservant soigneusement son microbe.

Mais Tonton n’est pas seul. Le phénomène est en effet si répandu qu'un groupe Facebook a été créé. On sait pas trop dans quel but, mais il existe.

Lorsqu’elle est malade, Tati aussi voudrait s'étendre sur l'asphaaaaaaalte et se laisser mouriiiiiiiiiiiiiiir. Mais bêtement, Tati préfère se sentir mieux. Prosaïquement, Tati quand elle est malade, prend un Fervex/Actifed/Dolirhume. Si ça ne passe pas ou que c’est plus qu’un simple coup de froid, Tati n'hésite à prendre son destin en mains et elle appelle le docteur. Seule. Elle prend un rendez-vous. Ou pas. Seule.

Doit-on en conclure que, tout comme le chêne face au roseau, l’Homme en dépit de son apparente robustesse ne serait qu’une petite chose fragile, terrassée au premier coup de froid, tandis que la Femme serait endurante à toute douleur ?
Peut-on aller plus loin dans le cliché en pensant que c’est d’avoir affronté (ou de devoir le faire un jour, peut être) les douleurs de l’enfantement qui prédispose la Femme à surmonter la douleur ? (ou en tout cas à avoir une approche pragmatique de la chose).

Attention, encore une fois, Tati va faire péter le scoop …roulements de tambour... et Tadaaaaaaa ! … Et bien, non. Non, l’Homme (et a fortiori Tonton Julot) ne souffre pas plus que sa Femme lorsqu’il attrape un rhume.

Mais l'Homme en général, et Tonton Julot en particulier, aime se faire cajoler. Nan mais c'est la faute à Oedipe. Si.

Parce que l'Oedipe de micro-Julot se fait avec manman Julotte. Manman Julotte qui dès son premier vaccin (2 mois et demi), le couve et le surprotège, allant, plus tard, jusqu'à lui faire un mot pour sécher l’école, à la première goutte qui coule du nez ou lorsque des cauchemars l'ont tenu éveillé après 22h la veille.

Alors que l'Oedipe de nano-Julotte se fait avec.... Bravo ! Pôpa Julot ! (c'est bien, vous suivez). Pôpa Julot qui s'en remet habilement à manman Julotte pour gérer les vaccins et les gouttes au nez. Et manman Julotte, elle va pas commencer à faire de nano-Julotte une mauviette, alors, hoplà, on se laisse pas aller, on se soigne, on repart comme un bon petit lapin Duracel !

Nan, mais bon, a y est là, ça s'est vu ! Alors, arrêtez de sucer des tranches d'huître à la vaseline et venez plutôt aider ! Non mais !

9 sept. 2011

Faut-il craindre la crise de la quarantaine ?

 
- "Kesskeucé dit, Tati, la crise de la quarantaine ?"
- "La crise de la quarantaine, mon petit, c'est quand le papa commence à trouver que les femmes sont beaucoup plus jolies avant d'avoir pris un morceau de cosmos en pleine figure".
-" Ouais nan mais c'est simpliste ça Tati, tu peux faire mieux quand même ?"

D'accord, alors, plus concrètement, c'est l'essoufflement à mi-parcours de l'être humain moderne (le plus souvent de sexe masculin) des pays dits civilisés.

Commençons par un peu d'histoire (comme on dit dans "C'est Pas Sorcier").
  
L'humain est issu de l'amibe. Une fois réglée cette histoire de parthénogénèse, l'être vivant a évolué suffisamment pour que son système de reproduction nécessite deux personnes de sexes opposés, l'une, que nous appellerons le "Mâle", devant planter ledit sexe dans l’autre, que nous appellerons par commodité le "Sexe Opposé", afin de couvrir le plus largement les différentes franges de notre lectorat, quoiqu'il me semble que cet aspect de la crise tend à concerner davantage le mâle hétéro en couple.

Au Moustérien, le mâle peut bien planter sa zezette dans tout ce qui bouge, globalement, la raison du plus fort est toujours la meilleure.

Au fur et à mesure du développement des civilisations et de l'éloignement avec l'état de nature, le plantage de zezette dans le sexe opposé fut réglementé, notamment par les religions. Certaines plus tolérantes, se contentèrent d'encadrer le plantage multiple afin de permettre de laisser certaines zones en jachère de temps en temps.

Le nombre de sexes opposés proposés au Mâle commença à se réduire. Mais le symbole perdura de ce que le Mâle, pour arborer fièrement ce titre, devait procéder à un nombre significatif de coups de zezette (à ne pas confondre avec la biffle).

Or, si le nombre de plantage de zezette que le Mâle peut réaliser demeure égal, voire croît, au fur et à mesure de sa vie, le sexe opposé est, de manière inversement proportionnelle, moins réceptif à la réception de ladite zezette. Autrement dit, l'homme se trouve de plus en plus beau et attirant, la femme de moins en moins.

Ceci dit, la zezette, c’est rigolo, mais ça n’explique pas tout. En réalité, elles ne sont que le symptôme d’un mal beaucoup plus profond. Et oui, quand les hommes dépriment ils plantent zezette alors qu’en cas de déprime, les femmes, elles, plantent la cuillère dans le pot de Nutella/Häagen Dazs.

Mais alors finalement pourquoi il déprime le quarantenaire ?

"S'aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction" (Toi aussi envoie POEM au 81212). Et bien, cher Lecteur, permettez moi de m'inscrire en faux. Grave. Dans le couple à deux personnes de sexe opposé par ailleurs, beaucoup ont fait leur cette devise et vivent par conséquent dans le projet permanent : Et si je me trouvais une âme soeur ? Et si on se fiançait ? Et si on se mariait ? Et si on faisait un enfant ? Et si on achetait une maison ? Et si on re-faisait un enfant ? Et si on déménageait ? Et si on re-re-faisait un enfant ? Et si on prenait un chien ?

Du coup, une fois dotés d’un joli pavillon habité par une ribambelle d’enfants charmants mais bruyants, un chien, trois chats et un poisson rouge, le couple à deux personnes de sexe opposé se retrouve à se regarder dans le blanc des yeux : Et qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

La crise de la quarantaine, c'est aussi ce moment où l'on a l'impression d'avoir fait la moitié du chemin. Où l'on se dit, voilà, j'ai 40 ans et qu'ai-je fait de mes rêves d'enfant ? Que sont devenus tous ces romans que je ne publierai jamais ? [Ils sont dans la cave de tes parents, ils n'ont pas su trouver leur public] Suis-je vraiment heureux ou bien me contenté-je de n'être point malheureux ? Et qu’est ce que je vais bien pouvoir faire des 40 années à venir ?

Mais alors Tati, comment s’en sortir ?

Et bien, Tati elle pense que si au lieu de chercher où le poulet a caché son nombril, on se contentait de vivre dans le présent et de l’apprécier à sa juste valeur (ça pourrait être bien pire, c'est ça qu'on devrait garder en tête), finalement ça serait pas plus mal.

25 août 2011

Doit-on céder au(x) caprice(s) ?




Au fond, nous sommes tous d'accord sur la réponse évidente à cette question : NON.

Sauf qu'en pratique, le caprice de l’Enfant, c’est compliqué à gérer pour le Parent. 
Parce que le Parent, d'un côté, il est sympa et aimant et il a envie de faire plaisir à l’Enfant. 
D'un autre, le Parent se dit qu'il se doit d'être responsable, d'éduquer l'Enfant, de lui donner un cadre, toussa toussa.
Pendant ce temps, l’Enfant, machiavélique, lui se dit « Tant que je gagne, je joue. ». Il joue donc sur la culpabilité du Parent et teste ses limites.

Tout parent (sauf les Autres bien sûr, eux ils n'ont pas ce genre de questionnement) a connu au moins une fois (en général plusieurs) cette horrible solitude de l’Enfant se mettant à hurler et/ou à se rouler par terre au milieu d’un endroit public, tandis que le Parent alterne mots câlins, insultes, et communication non violente pour essayer de lui faire entendre que « Non, papa n'achètera pas ce paquet de bonbons [dégueu d'une couleur indéfinie et à la date de péremption effacée], repose moi ça tout de suite », tout en tentant de conserver calme et dignité.

Plusieurs cas de figure :
(a) De guerre lasse, le Parent cède au caprice. MAUVAIS PARENT 
(b) Le Parent met le gnome hurlant et baveux, la morve dégoulinant sur l’épaule du [joli pull en maille Bérénice/sublime costard Paul Smith] qu'il vient de s’acheter, et passe en caisse, en faisant mine d’ignorer les visages des autres adultes emplis d’empathie, de pitié, de haine ou d’amusement. PARENT HABITUE
(c) Le Parent insulte l'Enfant sous les regards désapprobateurs de la foule. MAUVAIS PARENT

Aucune de ces solutions n'étant satisfaisante pour le Parent, la question demeure : comment on s’en sort ?

Bien sûr, on pourrait épiloguer pendant des heures pour comprendre pourquoi le Parent culpabilise. Mais, peu importe, on n’est pas Psychologie Magazine. On pourrait aussi d'essayer d'analyser les causes profondes qui poussent l'Enfant à hurler. Mais justement, si on le savait, on aurait alors évité l'incident. Si vous parlez anglais, toutefois, quelques explications ici. Enfin en gros, quand l'Enfant est fatigué/énervé/affamé et le Parent aussi, comme on dit sur Facebook it's complicated.

Outre que toute idée est bienvenue en commentaire de ce post, voici quelques suggestions que j’ai testé pour vous :

1. Essayer de renverser la vapeur et de culpabiliser l’Enfant :

« Arrêtes, tout le monde te regarde ! » L’Enfant n’en ayant rien à faire au mieux, ou son but étant justement d’attirer l’attention au pire, Tati Julotte ne recommande pas cet argument.

« Arrêtes, tu es tout(e) moche quand tu cries comme ça : ton visage se déforme, tes yeux globulent, ton nez morve, ta bouche bave. Cesses, sinon tu vas faire peur aux autres enfants ». Selon l’âge de l’Enfant et la conscience qu’il a de lui-même, ça peut marcher : les princesses n’aiment pas être laides, et la morve fait toujours marrer les garçons.

2. Essayer de changer de sujet :

« Oh ! Regarde là : un ballon/un mickey/une limace volante/un paquet de corn flakes/une vache/un pokemon/une princesse/une fée/superman/un top model ! »

Selon votre capacité à trouver un sujet d’intérêt autre, ça peut marcher. Si l’Enfant est très concentré sur son caprice toutefois, ce ne sera pas suffisant.

3. Essayer de lui parler (ben oui, on en revient toujours là) en lui montrant que vous l'avez entendu :

 "Tu le voulais désespérément ce paquet de bonbons. Je comprends. Et pis tu es fâché parce que papa/maman ne voulait pas. Et est-ce qu'on pourrait dire que tu en auras un autre ? mieux ? que tu auras un carré de chocolat à la place ?". Reste alors à négocier le nouveau désir du carré de bon chocolat à la place du paquet de bonbon pourri. "Oui, j'ai dit d'accord pour le carré de chocolat. Dès que nous sommes à la maison. Regarde : on est juste à côté de la maison (pensée magique)".

Si l'Enfant est vraiment énervé, ou si le Parent en est à sa quatorzième gestion de crise de la journée, ça ne marchera pas. Du coup, la seule vraie solution c'est de mettre le paquet de linge sur votre épaule et partez en courant et en souriant, genre John Wayne et Maureen O'Hara dans l’Homme Tranquille et d'aller poser le paquet dans la voiture ou dans sa chambre. Attendez un peu qu’il refroidisse puis envoyez l’autre parent lui parler ou re-tentez le coup au bout de quelques minutes.

Et surtout dites-lui (et dites vous) que vous l'aimez malgré tout :) [si, si, si ! Juste attendez un peu, ce sera plus sincère]