Affichage des articles dont le libellé est Dolto. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Dolto. Afficher tous les articles

26 juin 2012

Comment ça marche la confiance en soi ?












Tati ne sait pas si vous avez remarqué, mais les gens sympathiques manquent généralement de confiance en eux, alors que les gros cons antipathiques, souvent, en débordent.  

Quand les enfants sont petits, pedopsy chéri va avoir tendance à insister sur l'affirmation de soi, au point que certains parents vont confondre développer la confiance en soi des petits chéris et les transformer en horribles petits monstres mal élevés.

Dolto, Montessori, etc. ont toutes travaillé sur le développement personnel de l'enfant, clé d'une affirmation de soi sereine et d'une vie d'adulte épanouie. Evidemment, elles n'ont jamais été ministres de l'éducation nationale et rappelons nous avec émotion que le rejeton de Madame Dolto nous a donné tirelipimpon sur le chihuahua.

Beaucoup de parents font de leur mieux pour donner confiance en eux à leurs enfants. Et pourtant parfois, ça marche pas.

On a beau encourager Nano à pédaler, il pleure de crainte de ne pas y arriver, on a beau encourager Micro à se lancer, elle ne veut pas descendre de l'arbre (dans lequel elle a eu l'idée saugrenue de monter, nan mais sérieux c'est pas possible à la fin !) Alors que pourtant on leur a dit et répéter qu'ils étaient les plus beaux, les plus intelligents, on a ri à leurs blagues les plus ineptes, on a applaudi leurs spectacles les plus inqualifiables, et ben nan, rien à faire : pas confiance en eux.

Or, Internet nous explique que la confiance en soi est la clé du succès professionnellement, en amour, en tout quoi. Forcément, si vous n'avez pas confiance en vous, les autres (à part manman) n'auront pas non plus confiance dans le produit.

Ce qui génère la confiance en soi, outre le caractère des uns et des autres qui peut les porter naturellement ou non vers cet état de confitude (oui, c'est un mot), c'est… (attention… roulement de tambours… Nan c'est une blague, le scoop est plus loin) le regard des autres. Et en premier lieu, (attention, cette fois c'est le vrai) le regard du père (Tadaaa !). Oui parce que la mère n'est, apparemment pas vue comme "autre" par le n'enfant, rapport au fait que c'est là qu'il a poussé ou un truc comme ça.

Donc, non seulement papa doit être un bon papa mais en plus papa doit encourager son n'enfant, plus que manman.

Le physique est important, mais là, on peut pas faire grand-chose si Nano est moche comme un fax ou Micro a la tronche de John Merrick (à part le faire dormir assis). Donc, Tati n'étant pas chirurgien esthétique, on n'en parlera pas.

Bon, ensuite c'est là où ça devient plus compliqué parce que les autres n'enfants sont pas gentils. En particulier ceux qui ont grave confiance en eux. Et pourquoi eux et pas Micro ou Nano ? Parce que papa et manman ont essayé de poser des limites à leur n'enfant en bons parents qu'ils sont.

Et c'est là tout le paradoxe de la confiance en soi : le parent trop permissif donnera une grosse confiance en soi au n'enfant qui s'en servira afin d'enfreindre les règles dont la société a besoin et notamment le respect de l'autre n'enfant, tandis que le parent tentant de poser des limites à son n'enfant risque d'entraver son bon fonctionnement en lui mettant des bâtons dans les roues de sa confiance en soi.

Rien n'est, bien sûr, irréparable et tout n'est pas, toujours, joué avant 6 ans (sinon Madame Dolto aurait dû s'inquiéter vachement plus à mon avis). 

Du coup, on fait quoi Tati ? On pose des limites ou on n'en pose pas ? L'idéal étant bien sûr de poser des limites au n'enfant en le respectant suffisamment, grâce à toute la zénitude que tu as mis à l'intérieur de toi avec ta journée de boulot trop épanouissante, pour l'aider en même temps à développer sa confiance en soi (et alors là, Nano elle sera cosmonaute et Micro sera maître du monde).

Si le n'enfant peut s'asseoir sur pas mal de règles étant n'enfant, plus il va progresser dans son éducation et dans sa life (ouais Tati est trop djeun) et plus il va se trouver face à des règles et à des limites.  Le n'enfant qui n'a jamais été habitué à ça, il va galérer : à l'école, pour garder un boulot, etc. Donc, trop de confiance en soi, c'est pas un cadal non plus.

Un petit manque de confiance en soi, c'est plutôt mignon. Et si ça devient grave, ben on traitera à ce moment là. Et si les autres n'enfants sont trop méchants avec Micro ou Nano, Tati est là pour leur mettre ses poings sur leur i. Parce que le papa, il est là pour développer la confiance en soi, et la manman, elle est là pour développer la confiance en l'autre. Oui, c'est un paradoxe on vous a dit.


19 déc. 2011

Et qu’est ce qu’elle en dit la pédopsy ?








-"Relisez Dolto !"

C'est par ces mots que Pédopsy Chéri conclut notre entretien...

Sauf que Tati, elle a lu pleins de trucs, mais elle a pas lu Dolto. Du coup, elle se précipite sur son site préféré dont elle fait le chiffre d'affaires annuel, à elle toute seule, et elle achète, comme on lui a dit Les Etapes Majeures de l'Enfance de Dolto compilé par Catherine Dolto et commentée par Claude Almos.

Et elle commence donc à "lire Dolto".

Première constatation : en 1947, la parité, c'était pas ça. "La cuisine est un substitut pénien", "La poupée mannequin est un substitut pénien". Bon, OK, on a compris, Madame Dolto est freudienne. Y a pas de mal à ça, notez bien. Bettelheim aussi. Mais curieusement, Bettelheim, Tati adhère plus facilement... Peut-être parce que le crapaud comme substitut pénien c'est plus crédible ?

Deuxième constatation, en lisant Dolto, Tati a quand même appris des trucs : comme elle est sympa elle vous les a résumé vite fait ci-dessous, pour vous éviter la lecture :

·       Il y a plusieurs crises qui émaillent l'Enfance : les 3 mois, les 9 mois, les 3 ans, les 8 ans, les 12-13 ans.
·       Chaque crise vise à l'affirmation de soi. Donc c'est bien. Pour le développement de l'Enfant.
·       Pendant la crise, l'Enfant rejette le Parent autant qu'il a besoin d'être rassuré sur le fait que le Parent restera présent.
·       La fille est hystérisante, surtout à 3 ans.
·       La fille de 3 ans est une princesse aussi. Si. Et il faut entrer dans son monde sinon, elle hystérise.
·       Le garçon est plus calme mais pas nécessairement plus simple. Juste moins hystérisant.

Du coup, suffit-il de lire Dolto et Tati pour se rassurer sur le fait qu'on est un bon parent ?

Dans la génération de nos parents ou de nos grands-parents, aller voir un psychiatre c'est être fou {"Reste accroché au pinceau, je retire l'échelle"}. Aujourd'hui, on accepte plus facilement d'aller confier ses soucis au docteur des boyaux de la tête, en espérant au choix : déculpabiliser, déstresser, désangoisser, s'aimer, etc.

Le Parent voudrait éviter que l'Enfant souffre. Stress et Internet aidant, le Parent est plus conscient de l’impact à long terme des traumatismes de l’enfance (« Tout se joue avant 5 ans »), plus attentif au moindre accro dans le processus de développement de l'Enfant (« Sur Doctissimo, ils disent que la propreté est acquise à 3 ans. Junior a 3 ans et 12 jours et il ne fait toujours pas dans le pot :il est névrosé, c’est certain »), plus soucieux des risques d’échec et de la pressions sociale (« S’il ne s’épanouit pas en petite section, il sera en situation d’échec scolaire en primaire et alors là, adieu Polytechnique, ENA et Conquête Intergalactique ! »).

Alors quand le Parent stresse, le Parent va voir Pédopsy Chéri, en espérant qu’il soigne tout ça en 2 ou 3 séances maxi.

Et surtout qu'il rassure le Parent.

Parce que le Parent ne sait pas parler à l'Enfant. Enfin, pas dans sa langue à lui. Et il ne sait pas non plus décrypter ce que l’Enfant lui dit (ou ne lui dit pas). Et comme le Parent est évidemment toujours frais, dispo et en pleine forme, du coup, il est hyper apte à gérer les ascenseurs émotionnels qui émaillent la croissance et l'éducation de l'Enfant.

Sans compter qu'en plus, le Parent, il a déjà ses casseroles à lui tout seul, et les casseroles de son couple à gérer. Bref, le Parent, il baigne grave dans la casserole.

Alors le Parent, il relit Dolto, Bettelheim, et tous leurs amis. Il met ça dans un grand shaker avec les conseils de Pédopsy Chéri. Parce que bon, le Parent, il veut être parfait. Il veut pas faire de conneries. Il se lance dans des circonvolutions cervicales athlétiques de la mort de chez qui tue :

"Si je l'appelle pour manger, il va me dire non parce qu'il est en crise d'affirmation de soi, mais en fait il a faim, donc il faudrait que je lui présente ça autrement pour pas qu'il perde la face [oui comme avec le client japonais]. Mais en même temps, il a besoin d'un cadre solide pour rebondir comme le coup de pied au fond de la piscine pour remonter [oui, c'est Pédopsy Chéri qui l'a dit], du coup, même s'il refuse, je vais insister, mais sans lui faire du chantage... En même temps, si ça se trouve il a juste pas faim, et je devrais peut être juste lui demander s'il a faim, mais s'il me dit non, je fais quoi ?".

Et il a mal à la tête. Du coup, il lit Tati pour se détendre (L'autopromo c'est trop bien).

Aaaaaaaaarrrrrrghghgheueueuhhh !!!!!!

Alors c'est quoi le scoop (roulement de tambours, tadaaa, etc.) ?

Rien ne sert de se prendre la tête, de toutes façons, l'Enfant trouvera toujours le moyen de vous la mettre à l'envers. Après tout, Courteline l'a bien dit : "Un enfant dans un couple, est le seul moyen de rendre complètement idiots, deux parents qui sans lui, n'auraient été que de simples imbéciles...".