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14 oct. 2011

Dis Tati, est-ce que l'Amour, c'est pour la vie ?








« Promettez-vous de vous aimer, de vous respecter et de vivre ensemble dans la vérité, de demeurer attachés l’un à l’autre dans les bons et les mauvais jours, dans la prospérité, et la détresse, dans la santé et la maladie, et de demeurer fidèles jusqu'à ce que la mort vous sépare ? »

Quelle petite fille n’en a pas rêvé, des paillettes dans les yeux et le ultra brite aux lèvres, sur un fond de musique à la con de conte de fée, ou plus tard, de comédie romantique ?

Ahhhh ! si tout était aussi beau et simple qu’une pub Ricoré : s’aimer, se marier (ou équivalent), avoir beaucoup d’enfants (oui c’est antinomique avec l’idée du bonheur, Tati en convient, mais on fait comme si) … et finir tous les deux à bouquiner au coin du feu, la charentaises pendouillante, entre les feux de l’amour et la rediff de Derrick.

Oui. ET LE SCOOP DU JOUR, vous l’attendiez, il arrive, le voilà attention…. Tadaaaaaaaa :

En vrai, la vie c’est pas comme dans les films.

Ben nan. Parce que déjà, chacun arrive dans le couple avec sa personnalité et ses habitudes (oui, et ses casseroles) :

- Passion pour le foot, les jeux vidéos, les gadgets idiots, chaussettes qui traînent, incapacité à gérer la douleur, et incapacité à reboucher le tube de dentifrice.

- Passion pour les fringues, les sacs à main, les chaussures, obsession de la propreté et besoin de communiquer.

Un point commun toutefois : l’incapacité totale la grosse difficulté à accepter le compromis.

La Moitié de Couple (que nous appellerons le « MC ») traîne aussi un bagage plus ou moins volumineux : traditions familiales, famille, exs, et autres traumas.

Ensuite, les MC ont du mal à communiquer l’un avec le deux. C’est scientifique. Elle l’appelle, mais il n’entend pas. Il ne voit qu’elle, mais elle ne le voit pas…. Elle parle, Il n’écoute pas. Elle se tait, Il ne lit pas dans ses silences. Il se tait, Elle pense qu’il est insensible. Il parle un peu maladroitement, Elle le rembarre sèchement. Nan parce que le MC ne lit pas dans les pensées. C’est agaçant, mais c’est comme ça.

Et puis le MC doit faire face à un ennemi terrible et grave implacable : le Quotidien ! (*musique qui fait peur*).

Déjà, avec le temps, et même dans les couples les plus fusionnels, le MC s’aperçoit qu’il a évolué et pas l’autre… ou alors pas dans la même direction. Le MC traverse aussi des crises existentielles. Mais pas toujours en même temps.

En plus, à l’exception de Parent Parfait le MC doit toujours jongler laborieusement entre boulot, Enfants, Factures et Repassage. Du coup, le MC, fatigué, va avoir tendance à négliger son couple, à prendre les sentiments de l’autre pour acquis.

« Bon, alors, c’est pas possible le happily ever after, c’est ça ? »

Et ben, ever after, Tati peut pas vous dire, elle en est pas encore là. Mais si on se souvient que rien n’est jamais gagné d’avance, que l’autre ne lit pas dans les pensées, qu’il y a plus grave que de devoir apprendre aux chaussettes à aller toutes seules dans la panier de linge sale, en bref, si on y met du sien chaque jour (oui, oui chaque jour, sans exception), ben, c’est déjà un bon début.

9 sept. 2011

Faut-il craindre la crise de la quarantaine ?

 
- "Kesskeucé dit, Tati, la crise de la quarantaine ?"
- "La crise de la quarantaine, mon petit, c'est quand le papa commence à trouver que les femmes sont beaucoup plus jolies avant d'avoir pris un morceau de cosmos en pleine figure".
-" Ouais nan mais c'est simpliste ça Tati, tu peux faire mieux quand même ?"

D'accord, alors, plus concrètement, c'est l'essoufflement à mi-parcours de l'être humain moderne (le plus souvent de sexe masculin) des pays dits civilisés.

Commençons par un peu d'histoire (comme on dit dans "C'est Pas Sorcier").
  
L'humain est issu de l'amibe. Une fois réglée cette histoire de parthénogénèse, l'être vivant a évolué suffisamment pour que son système de reproduction nécessite deux personnes de sexes opposés, l'une, que nous appellerons le "Mâle", devant planter ledit sexe dans l’autre, que nous appellerons par commodité le "Sexe Opposé", afin de couvrir le plus largement les différentes franges de notre lectorat, quoiqu'il me semble que cet aspect de la crise tend à concerner davantage le mâle hétéro en couple.

Au Moustérien, le mâle peut bien planter sa zezette dans tout ce qui bouge, globalement, la raison du plus fort est toujours la meilleure.

Au fur et à mesure du développement des civilisations et de l'éloignement avec l'état de nature, le plantage de zezette dans le sexe opposé fut réglementé, notamment par les religions. Certaines plus tolérantes, se contentèrent d'encadrer le plantage multiple afin de permettre de laisser certaines zones en jachère de temps en temps.

Le nombre de sexes opposés proposés au Mâle commença à se réduire. Mais le symbole perdura de ce que le Mâle, pour arborer fièrement ce titre, devait procéder à un nombre significatif de coups de zezette (à ne pas confondre avec la biffle).

Or, si le nombre de plantage de zezette que le Mâle peut réaliser demeure égal, voire croît, au fur et à mesure de sa vie, le sexe opposé est, de manière inversement proportionnelle, moins réceptif à la réception de ladite zezette. Autrement dit, l'homme se trouve de plus en plus beau et attirant, la femme de moins en moins.

Ceci dit, la zezette, c’est rigolo, mais ça n’explique pas tout. En réalité, elles ne sont que le symptôme d’un mal beaucoup plus profond. Et oui, quand les hommes dépriment ils plantent zezette alors qu’en cas de déprime, les femmes, elles, plantent la cuillère dans le pot de Nutella/Häagen Dazs.

Mais alors finalement pourquoi il déprime le quarantenaire ?

"S'aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction" (Toi aussi envoie POEM au 81212). Et bien, cher Lecteur, permettez moi de m'inscrire en faux. Grave. Dans le couple à deux personnes de sexe opposé par ailleurs, beaucoup ont fait leur cette devise et vivent par conséquent dans le projet permanent : Et si je me trouvais une âme soeur ? Et si on se fiançait ? Et si on se mariait ? Et si on faisait un enfant ? Et si on achetait une maison ? Et si on re-faisait un enfant ? Et si on déménageait ? Et si on re-re-faisait un enfant ? Et si on prenait un chien ?

Du coup, une fois dotés d’un joli pavillon habité par une ribambelle d’enfants charmants mais bruyants, un chien, trois chats et un poisson rouge, le couple à deux personnes de sexe opposé se retrouve à se regarder dans le blanc des yeux : Et qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

La crise de la quarantaine, c'est aussi ce moment où l'on a l'impression d'avoir fait la moitié du chemin. Où l'on se dit, voilà, j'ai 40 ans et qu'ai-je fait de mes rêves d'enfant ? Que sont devenus tous ces romans que je ne publierai jamais ? [Ils sont dans la cave de tes parents, ils n'ont pas su trouver leur public] Suis-je vraiment heureux ou bien me contenté-je de n'être point malheureux ? Et qu’est ce que je vais bien pouvoir faire des 40 années à venir ?

Mais alors Tati, comment s’en sortir ?

Et bien, Tati elle pense que si au lieu de chercher où le poulet a caché son nombril, on se contentait de vivre dans le présent et de l’apprécier à sa juste valeur (ça pourrait être bien pire, c'est ça qu'on devrait garder en tête), finalement ça serait pas plus mal.